Mini pelle pour randonnée, bivouac ou camping

Pour la réussite de sa randonnée, bivouac ou camping, rien ne vaut une bonne préparation de son sac, un sac qui contient le bon équipement.

Sur Youtube, il existe plusieurs vidéos qui montrent comment préparer son sac de randonnée. Chaque personne prépare son sac différemment et selon ses besoins et ses convenances.

Photo du blog Sandra M. Deloach

Lorsque vous préparez votre sac (Un article sera publié prochainement par le guide touristique), pensez à ne rien oublier. Pour ce faire, préparez une feuille où vous noterez tout ce que dont vous aurez besoin durant votre parcours de randonnée, bivouac ou camping (Eau, chapeau, etc …) et ceci plusieurs jours avant votre départ. Gardez votre feuille que vous mettrez à jour au fur et à mesure de vos randonnées.

Parmi les outils indispensables pour une personne durant sa randonnée, bivouac ou camping, nous pouvons citer une hache, une pelle, une pioche, etc.., ces outils lui permettent de couper du bois pour faire du feu, niveler le sol pour installer sa tente, etc ….
Pour alléger le sac et gagner de l’espace, des concepteurs ont réussis à regrouper ces trois outils en un seul, il s’agit de la pelle pliable multifonction.

Les pelles pliables multifonctions

Les pelles pliables multifonctions existent en deux (2)) types, le type militaire qui se plie en deux et le type démontable.

La pelle pliable type militaire :

Pelle pliable type militaire Decathlon

La pelle type militaire (photo ci-dessus), se plie en deux, elle pèse entre 1 et 1,5 Kg selon la marque et a la taille d’une main ouverte.
La pelle type militaire a un coté affuté qui fait l’objet d’une hache et l’autre coté fait l’objet d’une scie (Selon la marque).

La pelle pliable type démontable :

Pelle pliable multifonctions type démontable

L’avantage de la pelle type démontable est que son long manche se démonte en 3 parties, chaque partie contient un outil, soit :

  • pierre à feu,
  • brise glace,
  • tournevis,
  • sifflet,
  • couteau et scie,
  • boussole.

Et la pelle elle même dispose d’une hache, une scie et un ouvre bouteille qui fait en même temps coupe corde.

L’avantage d’une pelle multifonctions type démontable est : solidité et possibilité d’enlever des partie afin de diminuer le poids.

Ailymas

Roi des Libyens mentionné par le seul Diodore de Sicile (XX, 17 et 18) dans son récit de l’expédition d’Agathocle en Afrique.

Ayant débarqué à l’extrémité du Cap Bon en août 310 avant J.-C., Agathode vainquit une première fois les Carthaginois et établit un camp retranché près de Tunis ; il se détourna vers l’est dans l’intention de s’emparer des emporia de la côte orientale de Tunisie. Après avoir pris d’assaut Neapolis (Nabeul) il marcha sur Hadrumète (Sousse), c’est à ce moment qu’il conclut alliance avec Ailymas que Diodore qualifie de roi des Libyens. Le déroulement des opérations militaires et la stratégie d’Agathocle visant à isoler Carthage permettent de situer grossièrement le territoire contrôlé par Ailymas en Tunisie centrale, dans la zone montagneuse de la Dorsale et le Haut-Tell, c’est-à-dire les régions de Maktar et de Dougga.

Après s’être emparé d’Hadrumète, de Thapsus et de nombreuses localités littorales, Agathocle fit mouvement « vers les lieux supérieurs de la Libye » Diodore XX, 17), vraisemblablement vers la Dorsale. Est-ce à cette occasion que fut rompue l’alliance avec Ailymas, ou bien celle-ci était-elle déjà survenue et avait-elle provoqué cette campagne? On ne sait. Diodore dit brièvement que ce roi, qui s’était détaché du parti d’Agathocle, fut vaincu et tué. Agathocle garda cependant des Numides dans son armée ; il disposait même de chars montés par eux lorsqu’il combattit les Carthaginois qui faisaient campagne chez les Zuphones (XX, 38).

II est tentant de placer Ailymas dans la lignée des dynastes massyles. Il ne peut s’agir en effet d’un simple chef de tribu. Diodore le qualifie chaque fois de roi des Libyens. Les événements postérieurs nous donnent quelque idée des règles de succession dans le royaume numide où le pouvoir était transmis i.z plus âgé des agnats ; d’autre part l’inscription bilingue de Dougga datée de avant J.-C. (R.I.L. 2) nous donne la généalogie de Massinissa. Il est possible d’établir le tableau théorique suivant, fondé sur les possibilités de succession les plus simples depuis Ailymas, en admettant qu’il ait été de la même famille que Massinissa.

Source : Wikimazigh

Septime Sévère (Lucius Septimius Severus Pertinax)

Septime Sévère (Lucius Septimius Severus Pertinax) (11 avril 146 – 4 février 211) est un empereur romain qui régna de 193 à 211. Avec lui accèdent au pouvoir des provinciaux d’ascendance non romaine et la dynastie des Sévères dont il est la figure éponyme. Avec Macrin, il est l’un des deux empereurs nés dans la province d’Afrique.

Biographie

Il naît le 11 avril 146 à Leptis Magna, une ville située en Tripolitaine sur la côte de la Libye actuelle. Du côté de sa mère, Fulvia Pia, il descend d’immigrés italiens (les Fulvii) mariés probablement à des personnes d’origine libyenne. Par son père, Publius Septimius Geta, il descend d’une famille d’origine libyenne, et de culture berbère-punique, ayant obtenu la citoyenneté depuis le ier siècle. Les deux côtés de sa famille se composent de notables. Ainsi, son grand-père paternel est préfet de Leptis avant d’en être le premier duumvir lorsque la cité devient colonie romaine sous Trajan.

L’historien Dion Cassius le décrit comme un homme de petite taille, maigre, très vif et taciturne. Il avait un fort accent qui lui valait d’être taquiné par ses contemporains. De son caractère il faut distinguer son attachement à sa famille et à sa cité d’origine. C’est un personnage qui s’intéresse à la vie religieuse et intellectuelle (il est sans doute initié aux mystères d’Eleusis et un fervent dévot de Sérapis). Ses origines et son ascension témoignent de la prospérité de l’Afrique ainsi que de la parfaite intégration de cette province et de ses habitants dans le monde romain.

Carrière

Grâce à un cousin[Qui ?] ayant fréquenté la cour impériale, il quitte en 162 Leptis Magna pour Rome, et entame un cursus honorum sénatorial brillant. C’est un juriste qui parle, outre le berbère et le punique, le latin et le grec. Contrairement à une idée répandue, ce n’est pas un militaire, mais plutôt un administrateur efficace et énergique. Il est en poste sous Commode en Tarraconaise, Sardaigne, Afrique proconsulaire, Syrie (vers 180 où il s’attache à Pertinax, son supérieur), Gaule lyonnaise et Sicile. Il vit à Athènes de 183 à 185, dans un exil dû à un conflit avec Pérennis, le favori de l’empereur.

Septime Sévère se marie en secondes noces (en 187) avec Julia Domna, fille du grand prêtre d’Emèse (Syrie) Julius Bassianus, dont il a deux fils, Caracalla (né à Lugdunum en 188) et Geta (né à Rome en 189).

Il accède au consulat en 190 puis obtient l’année suivante le poste de légat d’Auguste propréteur de Pannonie supérieure, avec le soutien d’Æmilius Lætus, le préfet de la garde prétorienne, lui conférant ainsi le commandement de trois légions pour défendre la frontière. C’est son premier grand commandement militaire.

Guerre civile (193-197)

L’intermède Pertinax

Le 31 décembre 192, l’empereur Commode est assassiné à la suite d’un complot fomenté par ses proches. Les conspirateurs, dans l’urgence, persuadent Pertinax, le préfet de la ville, de prendre la pourpre après l’avoir emmené devant les prétoriens, puis devant le Sénat. Helvius Pertinax est alors confirmé par le Sénat après avoir donné un donativum aux prétoriens. Mais il constate rapidement que les caisses impériales sont vides et décide d’éloigner les prétoriens du pouvoir et de leur imposer une discipline plus sévère. Trois mois plus tard, le 28 mars 193, il est assassiné lors de la mutinerie d’une partie de la garde prétorienne.

Le vainqueur de Didius Julianus

Didius Julianus, prétendant au titre d’Auguste, se livre à une véritable mise aux enchères du trône en compétition avec un autre prétendant et se fait nommer princeps par les prétoriens. Le Sénat accepte celui qui veut rétablir la tradition commodienne.

En 193 à Carnuntum, en Pannonie supérieure, Septime Sévère apprend les meurtres de Commode et de Pertinax. Les légions stationnées sur le Danube, jalouses des prétoriens, dénoncent la comédie. Se considérant comme les seuls vrais citoyens romains, ils acclament leur chef comme empereur. Enregistrant le soutien des légions du Rhin et de Germanie, Septime Sévère décide, au mois de mai, de marcher sur Rome.

Le 1er juin 193, il est à 80 kilomètres au nord de la capitale. Le même jour le Sénat condamne Didius Julianus à mort, ouvrant la voie à Septime Sévère, qui se présente à Rome avec ses légions le 9 juin 193. Un prétorien assassine Didius Julianus. Septime Sévère invite la garde prétorienne à un banquet dans son camp. Il fait cerner les lieux par ses soldats, désarme les prétoriens et fait exécuter les meurtriers de Pertinax. Il licencie les effectifs de la garde prétorienne, qui sont remplacés par des Pannoniens.

Le vainqueur de Pescennius Niger

En Orient, Pescennius Niger, légat de Syrie, refuse d’acclamer Septime Sévère. Son armée le proclame empereur le 9 avril. Il est bientôt soutenu par l’Égypte. Il représente un triple danger : militaire car il possède 9 légions, économique grâce à l’appui de l’Égypte et diplomatique avec les appuis que lui proposent les souverains parthes. Septime Sévère réagit avec célérité, quitte Rome en juillet 193 et se déplace en Orient où des troupes ont été menées depuis l’Illyrie par Tiberius Claudius Candidus. Il assiège Byzance enlevée par P. Niger (elle ne capitule qu’en 195, après deux ans de siège), puis remporte deux victoires sur son compétiteur à Cyzique, fin 193, puis à Nicée au début de 194. Il obtient alors le ralliement de l’Égypte, de l’Arabie et de la Syrie. La bataille décisive a lieu à Issus au printemps 194. Pescennius Niger se réfugie à Antioche, qui est bientôt investie par les troupes de Septime Sévère, et s’enfuit probablement vers le royaume parthe. Capturé, il est ensuite exécuté.

Son pouvoir consolidé, Septime Sévère prend le nom de Pertinax, se proclame fils de Marc Aurèle et crée une généalogie fictive remontant à Nerva.

Le vainqueur de Clodius Albinus

En Bretagne, une menace plus sérieuse pèse sur la légitimité de Septime. Clodius Albinus, légat de Bretagne, également d’origine africaine, réclame une part du pouvoir. Il dispose de trois légions aguerries par ses combats face aux Écossais. Septime se concilie habilement Clodius Albinus en lui accordant le titre de César et le consulat pour l’année 194. En 195, après une campagne contre les Parthes, Septime Sévère fait proclamer Clodius Albinus ennemi public. Celui-ci traverse la Manche en 196 avec ses légions (40 000 hommes). La bataille décisive a lieu en février 197 à proximité de Lugdunum (Lyon). Septimius et ses légions sont victorieux. Clodius s’enfuit et se donne la mort. Septime Sévère fait déshabiller la dépouille et la fait piétiner par son cheval ; la tête tranchée est envoyée à Rome, le corps est jeté dans le Rhône. La famille de Clodius n’est d’abord pas inquiétée, mais sa veuve et ses fils sont ultérieurement assassinés. 29 sénateurs qui avaient soutenu Clodius Albinus sont éliminés. Environ 5 000 personnes en dehors de Lyon sont ensuite assassinées. C’est après que débuta le sac de Lyon.

La ville de Lyon est ensuite prise et laissée au pillage des troupes qui massacrent les habitants, confisquent leurs biens et opèrent de nombreuses destructions. Cet épisode aurait inspiré la légende du martyre de saint Irénée et de 18 000 chrétiens, dont le sang aurait coulé à flots le long de l’actuelle montée du Gourguillon qui en tirerait son nom. On ne sait si l’abandon de la colline de Fourvière est la conséquence immédiate ou lointaine de ces événements dramatiques. En tous cas, cet abandon marque le déclin de l’importance de la cité.

La monarchie sévérienne

Une monarchie héréditaire

Septime Sévère tient absolument à assurer immédiatement sa légitimité :

  • Il procède à un rattachement posthume et fictif à la dynastie antonine : en 195, il se proclame le fils de Marc Aurèle et le frère de Commode et exalte la mémoire de Pertinax dont il se prétend le vengeur (ses portraits ressemblent à ceux de ses « ancêtres » et les inscriptions retrouvées en Afrique font remonter sa généalogie jusqu’à Nerva),
  • Il affirme le caractère dynastique du pouvoir impérial en associant au pouvoir ses deux fils qui se haïssent, Caracalla en 196 et Géta en 198, et sa seconde épouse Julia Domna dès 193 : les images et les noms de la famille impériale s’étalent partout, sur les monnaies et sur les monuments de Rome comme l’arc du Forum Boarium ou en Afrique, notamment avec l’arc quadrifrons de Leptis Magna.

Le système dynastique mis en place par Septime Sévère semble fonctionner : quand la branche africaine s’éteint au profit de Macrin, la dynastie surmonte rapidement sa mise à l’écart en proposant la branche syrienne avec successivement Élagabal et Sévère Alexandre.

Une monarchie sacralisée

L’empereur, revêtu du grand pontificat et de la puissance tribunitienne depuis les débuts du principat, est considéré comme une personne sacrée. Cet aspect s’amplifie sous Septime Sévère qui entend restaurer le prestige de l’Empire en modifiant la nature de l’institution impériale :

  • La maison impériale est qualifiée de sacra et l’empereur se fait couramment appeler dominus ou dominus noster,
  • L’empereur n’est pas représenté comme un dieu de son vivant mais la tradition le représente de plus en plus au milieu des divinités. En Afrique, Septime Sévère va jusqu’à se faire représenter sous les traits de Jupiter capitolin et certaines inscriptions vont jusqu’à l’assimiler à un dieu.

Septime Sévère manifeste une forte croyance en l’astrologie qui lui a prédit gloire et fortune et épouse en secondes noces une femme à qui les oracles ont prédit qu’elle épouserait un roi, Julia Domna, fille du grand-prêtre du Soleil d’Émèse en Syrie. Il se serait rendu à Athènes où il aurait été initié aux mystères d’Éleusis.

Une monarchie antisénatoriale

Les relations entre Septime Sévère et le Sénat sont dès le départ empreintes d’amertume à la suite des exécutions de sénateurs et aux confiscations de biens consécutives à la défaite de Clodius Albinus. Septime Sévère et ses successeurs ne sont pas désignés par le Sénat mais par l’armée : il respecte en partie la tradition en recevant l’investiture de la Haute Assemblée.

Cette accélération du déclin du Sénat va de pair avec l’ascension de l’ordre équestre, amplifiant une évolution déjà amorcée depuis le iie siècle.

  • Le commandement des trois nouvelles légions est confié à des chevaliers et non à des sénateurs ;
  • De nombreuses procuratèles sont accordées aux chevaliers ;
  • La préfecture du prétoire dont le titulaire s’affirme comme le second personnage de l’Empire est confiée à des légistes de valeur (Papinien et Ulpien).

Septime Sévère, comme ses successeurs, gouverne avec l’appui de l’armée, du Conseil du Prince et des amis de l’empereur : il s’appuie sur un clan de fidèles africains et syriens qui terminent leur carrière au Sénat.

Le poids et la place de l’élément militaire

Les conditions de son arrivée au pouvoir imposent à Septime Sévère de s’appuyer sur l’armée : il entreprend des réformes qui préparent l’avenir et sont autre chose que de simples mesures d’opportunité.

  • Il recrute les meilleurs soldats des légions (essentiellement des Illyriens et Thraces) dans la garde prétorienne à la place des Italiens, coupables de l’assassinat de Pertinax et de la mise aux enchères de l’Empire. Les cohortes prétoriennes deviennent de la sorte le corps d’élite de l’armée ;
  • Il lève trois nouvelles légions, les trois Parthiques, commandées par des chevaliers. L’empereur introduit une brèche dans le monopole sénatorial du commandement des légions qui prépare les réformes de Gallien ;
  • Les gradés sortis du rang (centurions et primipiles).
    Les conditions de vie des soldats sont améliorées afin de maintenir le recrutement volontaire et d’éviter la conscription :

Les soldes sont relevées pour la première fois depuis Domitien, peut-être de moitié, ce qui provoque ainsi un déséquilibre des finances et de l’économie, une telle revalorisation n’ayant pas été entreprise depuis un siècle ;

  • Il améliore également l’annone militaire en créant officiellement l’institution. L’achat et l’entretien des équipements et du ravitaillement étant l’affaire des soldats, le transport est attribué à l’État et Septime Sévère en institue responsable la Poste impériale ;
  • Il rajuste le statut civil des militaires, en leur donnant le droit au mariage et à l’officialisation de leurs enfants, ce que la précédente libéralisation du statut par Claude interdisait. En effet, jusqu’à Claude les soldats ne pouvaient pas quitter le camp durant la durée de leur service (15 ans pour les prétoriens, 20 ans pour les légionnaires et 30 ans pour les auxiliaires) et ne pouvaient avoir de famille. Claude avait réformé le système en autorisant les soldats à quitter le camp quand ils n’étaient pas de service afin de fonder officieusement une famille ;
  • ils n’avaient cependant pas le droit de se marier ni de reconnaître leurs enfants avant leur retraite ;
  • Il fonde des collèges militaires et crée trois légions supplémentaires, ce qui accroît l’effectif de l’armée de 10 %. Il accorde enfin de nouveaux honneurs aux militaires, autorisant les officiers à porter un anneau d’or, privilège jusqu’alors réservé aux chevaliers.

Un règne civil

Alors que l’affirmation militaire de la monarchie est indéniable, on observe également une consolidation civile du pouvoir qui se manifeste dans l’entourage de l’empereur.

En effet, ce dernier a su s’entourer d’une cour importante constituée, outre d’Italiens, moins prospères que lors des deux siècles précédents, d’Africains mais également d’Orientaux originaires de Syrie.

Leurs statuts sont divers ; on y compte :

  • Des juristes, tel Plautien, plus juriste que préfet du prétoire, appartenant à une riche famille de Leptis Magna ;
  • Des jurisconsultes tels Ulpien, Paul, Papinien, qui auprès de l’empereur travaillent aux lois et à la jurisprudence ;
  • Des philosophes comme Flavius Philostrate gravitent autour de l’empereur. Ils abandonnent petit à petit le stoïcisme pour une philosophie fondée sur la présence divine en toute chose et l’idée que l’homme doit contrôler ses pulsions. l’abstinence et l’universalité des dieux, la philosophie néoplatonicienne commence à se répandre, beaucoup plus austère. L’empereur apparaît au centre de cette nouvelle cour basée sur une extension du palais palatin.

L’activité civile de Septime s’exprime également dans ses voyages de 199 à 203. Lors d’un périple en Orient, il coupe la Syrie, dont sa femme est originaire, en deux provinces ; son but est de soulager le travail trop important du gouverneur mais également d’éviter toute tentative de coup d’État en divisant le pouvoir de chaque gouverneur et donc de leurs légions. En Afrique, il crée officiellement la province de Numidie puis il visite l’Égypte, y rend hommage à la dépouille embaumée d’Alexandre le Grand et remonte le Nil jusqu’à Thèbes. Il proclame l’Égypte province libre d’Empire et accorde aux cités le droit de se doter d’institutions. On observe donc que Septime Sévère déploie une activité civile très importante parallèlement à son activité militaire. C’est seulement en 203 que Septime Sévère revient à Rome.

Septime Sévère fait réaliser plusieurs constructions imposantes :

  • À Rome, il embellit la face sud du Palatin par l’érection d’une fontaine monumentale, le Septizodium, dédiée aux sept astres majeurs (les cinq planètes connues, la Lune et le Soleil), et par la construction d’une aile nouvelle du palais impérial. Il fait aussi entamer les travaux des thermes de Caracalla. Par ailleurs, il restaure un grand nombre d’édifices endommagés par des incendies de la fin du règne de Commode, parmi lesquels le temple de la Paix, au sein duquel il fait ériger un plan de Rome monumental, la Forma Urbis, le théâtre de Pompée, le portique d’Octavie, les Arcus Neroniani, etc. ;
  • Sa ville natale, Leptis Magna, est gratifiée de monuments remarquables : forum de Sévère, basilique sévérienne, installations portuaires.

Septime Sévère prend encore des mesures d’organisation structurantes pour l’Empire romain :

  • il transfère aux préfets du prétoire le traitement en appel des causes judiciaires, jusque-là domaine réservé de l’empereur. Cette réforme donne aux préfets du prétoire un rôle de plus en plus important dans le domaine civil ;
  • en sus des traditionnelles distributions de blé, il institue pour la plèbe des distributions gratuites d’huile d’olive.

Une fin de règne assombrie par les querelles de succession et la dureté des campagnes militaires (202-211)

Il cherche à consolider sa succession : il marie son fils Caracalla avec Plautilla, la fille de Gaius Fulvius Plautianus, préfet de la garde prétorienne, avec lequel il est lié d’amitié. Les relations au sein du couple se détériorent cependant rapidement.

Peut-être sur incitation de Caracalla, Plautianus est accusé de trahison par des centurions en 205. Septime Sévère le fait assassiner et Plautilla est bannie sur l’île de Lipari.

En 208, Septime Sévère s’embarque avec ses deux fils Caracalla et Geta vers la province de Bretagne pour combattre les Calédoniens. Plusieurs batailles ont lieu jusqu’en 209, sans victoire décisive. Pour sécuriser la frontière nord de l’Empire romain, il fait consolider le mur d’Hadrien sur une longueur d’environ 130 km.

Affaibli par la goutte, il se retire à Eburacum (York) où il meurt le 4 février 211 à l’âge de 65 ans. D’après certaines sources romaines, il aurait prononcé sur son lit de mort des mots qui sont restés célèbres : « Maintenez la concorde, enrichissez les soldats et moquez-vous du reste ».

La thèse d’un assassinat par empoisonnement orchestré par Caracalla ne serait pas exclue non plus, car son propre fils avait déjà organisé des complots contre lui, tout comme il le fera pour son autre fils, Geta, et de nombreux autres notables de l’Empire.

Une rue de Carthage, située à proximité des thermes d’Antonin, porte son nom.

Macrin (Marcus Opellius Severus Macrinus Augustus)

Macrin (latin : Marcus Opellius Severus Macrinus Augustus) (v. 165-8 juin 218) est un empereur romain ayant régné de 217 à 218. Macrin était d’origine berbère, de Maurétanie Césarienne. Membre de la classe équestre, il était le premier empereur à ne pas être issu de la classe sénatoriale et le premier empereur originaire de Maurétanie. Avant de devenir empereur, Macrin a servi sous Caracalla comme préfet du prétoire et a traité les affaires civiles de Rome. Il a ensuite conspiré contre Caracalla et l’a fait assassiner dans le but de protéger sa propre vie, lui succédant en tant qu’empereur. Macrin réussit là où ont échoué Séjan sous Tibère et Plautien sous Septime Sévère : il est le premier chevalier à accéder au trône impérial.

Proclamé empereur romain le 11 avril 217 dans les provinces orientales de l’Empire, Macrin fut par la suite confirmé par le Sénat. Cependant, durant son règne, il n’a jamais eu l’opportunité de retourner à Rome. La politique de son prédécesseur avait laissé les coffres de Rome vides et l’Empire en guerre avec plusieurs royaumes, y compris les Parthes, l’Arménie et la Dacie. En tant qu’empereur, Macrin a d’abord tenté d’adopter une réforme pour apporter la stabilité économique et diplomatique à Rome. Alors que les actions diplomatiques de Macrin ont amené la paix avec chacun des royaumes individuellement, les coûts monétaires supplémentaires et les réformes budgétaires subséquentes ont généré des troubles dans l’armée romaine.

Biographie

Macrin est né vers 165 à Césarée (Cherchell) en Maurétanie Césarienne (actuelle Algérie), d’origine berbère. Avocat de formation, il gravit petit à petit les échelons de l’administration fiscale, avant d’entrer dans le cercle des plus riches sénateurs de l’époque. Au fil des années, il a acquis une réputation d’avocat compétent; Et, sous l’empereur Septime Sévère, il devint un important bureaucrate. Le successeur de Sévère, Caracalla, l’a ensuite nommé préfet de la garde prétorienne.

Alors que Macrin a probablement apprécié la confiance de l’empereur Caracalla, cela a peut-être changé quand, selon la tradition, il a été prophétisé qu’il déposerait et succéderait à l’empereur. Macrin, craignant pour sa sécurité, résolut d’assassiner Caracalla avant d’être condamné.

Au printemps de 217, Caracalla était dans les provinces orientales préparant une campagne contre l’Empire parthe. Macrin faisait partie de son personnel, tout comme d’autres membres de la garde prétorienne. En avril, Caracalla est allé visiter le temple de Luna près du site de la bataille de Carrhæ et n’a été accompagné que par sa garde personnelle, qui comprenait Macrin. Le 8 avril, en voyageant au temple, Caracalla a été poignardée à mort par Justin Martialis, un soldat que Macrin avait recruté pour commettre le meurtre. Le lendemain, Martialis a été tué par un des hommes de Caracalla.

Pendant deux ou trois jours, Rome est restée sans empereur. Le 11 avril, Macrin s’était proclamé empereur et a assumé tous les titres et pouvoirs impériaux, sans attendre le Sénat. L’armée a soutenu sa demande d’empereur et le Sénat, si lointain, était impuissant à intervenir. Macrin n’est jamais revenu à Rome comme empereur et est resté basé à Antioche pour la durée de son règne. Macrin fut le premier empereur à faire partie de la classe équestre, plutôt que sénateur et aussi le premier empereur d’ascendance maurétanienne. Il a adopté le nom de Severus, en l’honneur de la dynastie des Sévères, et a conféré le titre impérial d’Augusta à sa femme Nonia Celsa et le titre de César et le nom d’Antonin à son fils Diaduménien en l’honneur de la dynastie des Antonins, ce qui le rend deuxième aux commandes. Quand Macrin accède à l’Empire, Diadumenien avait huit ans.

Il offre au Sénat de collaborer avec lui et lui promet la sécurité comme au temps de Marc Aurèle. Il fait diviniser Caracalla (peut-être pour détourner les soupçons), traite Julia Domna avec honneur (elle se laisse mourir de faim à Antioche) et associe au trône son fils Diaduménien : il tente à la fois de se présenter comme l’héritier des Sévères tout en tentant de fonder sa propre dynastie. Son règne est trop court pour qu’il ait le temps de venir à Rome et il séjourne essentiellement à Antioche.

Règne

Règne

Malgré ses origines équestres, Macrin a été accepté par le Sénat pour deux raisons : pour la chute de Caracalla et pour avoir reçu la loyauté de l’armée. Les sénateurs étaient moins préoccupés par l’ascendance maurétanienne de Macrin que par son milieu social équestre, et examinaient plutôt ses actions en tant qu’empereur. En effet, leur opinion de Macrin diminua à la suite de ses décisions de nommer des hommes peu expérimentés hauts fonctionnaires. Seul le Sénat avait le pouvoir constitutionnel de choisir l’empereur parmi les sénateurs et Macrin, n’étant pas un sénateur, et devenant empereur par la force, plutôt que par des moyens traditionnels, fut méprisé.

Macrin avait plusieurs problèmes qu’il dût traiter au moment de son accession, qui avaient été laissés par son prédécesseur. Comme Caracalla avait une tendance à la belligérance militaire, plutôt qu’à la diplomatie, cela a laissé plusieurs conflits que Macrin devait résoudre. En outre, Caracalla avait augmenté les dépenses de Rome. La plus grande partie de l’argent a été consacrée à l’armée; Il avait considérablement augmenté les salaires de 2 000 sesterces à 3 000 sesterces par année. L’augmentation des dépenses a obligé Caracalla à dépouiller toutes les sources de revenus. Ce déficit a laissé Rome dans une situation financière désastreuse que Macrin devait redresser.

Macrin était d’abord occupé par la menace des Parthes, avec lesquels Rome était en guerre depuis le règne de Caracalla. Il conclut un accord de paix avec les Parthes, après les avoir combattus lors de l’indécise bataille de Nisibis en 217. En échange de la paix, Macrin fut forcé de payer une grosse indemnité au souverain parthe Artaban V. Rome était à l’époque également menacée par la Dacie et l’Arménie, donc tout accord avec Parthe aurait probablement été bénéfique pour Rome. Ensuite, Macrin tourna son attention vers l’Arménie. En 216, Caracalla avait emprisonné Khosrov Ier d’Arménie et sa famille après que Khosrov eut accepté de rencontrer Caracalla lors d’une conférence pour discuter d’un problème entre lui et ses fils. Caracalla avait installé un nouveau gouverneur romain pour dominer l’Arménie. Ces actions ont irrité les peuples arméniens et ils se sont rapidement révoltés contre Rome. Macrin établit un traité de paix avec eux en renvoyant la couronne et le butin au fils de Khosrov et le successeur Tiridates II et en libérant sa mère de prison et en redonnant à l’Arménie son statut de royaume-client de Rome. Macrin fit la paix avec les Daces en libérant des otages, bien que cela ne fût probablement pas traité par lui-même mais par Marcius Agrippa (en). En matière de politique étrangère, Macrin a montré une tendance à régler les différends par la diplomatie et une réticence à s’engager dans des conflits militaires, même si cela peut être dû au manque de ressources et de main-d’œuvre qu’à sa préférence personnelle.

Macrin commençait à renverser les politiques fiscales de Caracalla et à se rapprocher de celles qui avaient été définies par Septime Sévère. Un tel changement de politique impliquait la rémunération des légionnaires romains. Les soldats qui étaient déjà enrôlés pendant le règne de Caracalla ont bénéficié de paiements exorbitants : il était impossible pour Macrin de réduire leur salaire sans risquer une rébellion. Au lieu de cela, Macrin permit aux soldats enrôlés de conserver leurs paiements plus élevés, mais il réduisit la rémunération des nouvelles recrues au niveau fixé par Sévère. Macrin réévalua la monnaie romaine, augmentant la pureté et le poids du denier de 50,78 % et 1,66 grammes à la fin du règne de Caracalla à 57,85% et 1,82 grammes de l’automne 217 à la fin de son règne, de sorte qu’il reflète la politique fiscale de Sévère pour la période 197-209. L’objectif de Macrin avec ces politiques aurait peut-être été de ramener Rome à la relative stabilité économique qui avait été appréciée sous le règne de Septime, bien qu’elle fût coûteuse. Les modifications fiscales que Macrin a promulguées pourraient avoir été tenues si ce n’était pour l’armée. À cette époque, la force de l’armée était trop grande et, en entreprenant ces réformes, il exaspéra les soldats vétérans, qui ont vu ces actions comme réduisant le salaire des nouvelles recrues, préalable éventuel à la réduction de leurs privilèges et de leurs primes. Cela a considérablement réduit la popularité de Macrin auprès des légions qui l’avaient déclaré empereur.

La mère de Caracalla, Julia Domna, fut d’abord laissée en paix quand Macrin devint empereur. Cela changea quand Macrin découvrit qu’elle conspirait contre lui, et il la plaça en résidence surveillée à Antioche. À cette époque, Julia Domna souffrait d’un stade avancé de cancer du sein et est morte, peut-être en se laissant mourir de faim. Ensuite, Macrin envoya la sœur de Domna, Julia Mæsa, et ses enfants à Emèse en Syrie, d’où Mæsa ourdit son projet de faire renverser Macrin. Celui-ci resta à Antioche au lieu d’aller à Rome après avoir été déclaré empereur, un pas qui a favorisé son impopularité à Rome et contribué à sa chute.

Chute

Julia Mæsa s’était retirée dans sa ville natale d’Emèse avec une fortune immense qu’elle avait accumulée durant vingt ans. Elle a emmené ses enfants, Julia Soæmias et Julia Mamæa, et ses petits-enfants, y compris Héliogabale, avec elle à Emèse. Héliogabale, âgé de 14 ans, était le prêtre principal de la divinité phénicienne Élagabal (ou El-Gabal) à Emesa. Des soldats de la Legio III Gallica, stationnés au camp de Raphanea, ont fréquemment visité Emèse et sont allés observer Héliogabale accomplir ses rituels et ses devoirs de prêtre. Julia Mæsa a profité de cela pour suggérer aux soldats qu’Héliogabale était le fils illégitime de Caracalla. Le 16 mai, Héliogabale fut proclamé empereur par la Legio III Gallica dans son camp de Raphanea. Apprenant la révolte d’Héliogabale, Macrin se rendit à Apamée, conféra le titre d’Auguste à Diadumenianus et le fit co-empereur.

Exécution

Macrin s’est rendu compte que sa vie était en danger mais a lutté pour décider d’une action et est resté à Antioche. Il a envoyé une force de cavalerie commandée par Ulpinus Julianus pour reprendre le contrôle des rebelles, vouée à l’échec, entraînant la mort d’Ulpinus. Cet échec a encore renforcé l’armée d’Héliogabale. Peu de temps après, une force menée par le tuteur d’Elagabalus Gannys a marché sur Antioche et a engagé l’armée de Macrin le 8 juin 218 près du village d’Immæ, situé à environ 24 milles d’Antioche. À un certain moment, pendant la bataille d’Antioche qui a suivi, Macrin a quitté le champ de bataille et est revenu à Antioche. Macrin fut contraint de fuir d’Antioche alors que des combats éclatèrent aussi dans la ville. Héliogabale lui-même entra ensuite à Antioche en tant que nouveau dirigeant de l’Empire romain. Macrin s’enfuit pour Rome ; il arriva en Chalcédoine où il fut reconnu et capturé. Son fils et co-empereur Diaduménien, envoyé aux soins d’Artaban V de Parthie, fut lui-même capturé en transit à Zeugma et tué en juin 218. Le « règne » de Diaduménien a duré 14 mois et il avait environ 10 ans lorsqu’il est mort. Macrin, après avoir appris la mort de son fils, essaya d’échapper à la captivité, mais il se blessa dans une tentative infructueuse et fut ensuite exécuté en Cappadoce. Sa tête fut envoyée à Héliogabale. Tout comme Macrin, la tête de Diaduménien fut également coupée et envoyée à Héliogabale comme trophée.

Damnatio memoriæ

Macrin et son fils Diaduménien ont été déclarés hostes, ennemis de l’Etat, par le Sénat immédiatement après l’arrivée de la nouvelle de leurs décès et dans le cadre d’une déclaration officielle de soutien à l’usurpateur Héliogabale, qui a été reconnu au Sénat comme nouvel empereur. La déclaration comme hostes a amené deux actions contre les images des anciens empereurs. Tout d’abord, leurs portraits ont été détruits et leurs noms ont été effacés des inscriptions et des papyrus. La seconde action, prise par les soldats romains qui s’étaient révoltés contre Macrin en faveur d’Héliogabale, était de détruire toutes les œuvres et possessions de Macrin. La damnatio memoriæ contre Macrin est une des premières sanctions adoptées par le Sénat. Beaucoup de bustes de marbre de Macrin qui existent ont été défigurés et mutilés en réponse à la damnatio memoriæ et beaucoup de pièces représentant Macrin et Diaduménien ont également été détruites. Ces actions contre Macrin témoignent de son impopularité à Rome.

L’avènement de Macrin correspond au début d’une phase d’essor des nobles et notables maures, d’origine berbère et de province romaine d’Afrique, qui ont joué un grand rôle dans l’Empire au iiie siècle.

Source : Wikipedia

Labdas (Laudas)

Iaudas ou Iabdas, était un chef berbère du vie siècle qui tint longtemps en échec les Byzantins dans les Aurès.

Selon Procope de Césarée, il était, « de tous les Maures, le plus beau et le plus vaillant ». Selon Corippe, Iaudas était le dux de l’Aurasitana manus, c’est-à-dire le chef de l’armée aurésienne, et d’après Procope, le chef des Maures de l’Aurasion.

Aux premiers temps de la reconquête romaine, en 533-534, il profita de la déroute vandale pour piller les campagnes de Numidie, emmenant ses 30 000 guerriers jusque dans la région de Tigisis (actuelle Wilaya de Batna, en Algérie).

Campagne contre Solomon

En 534-535, les Maures de Byzacène, insurgés contre le nouveau pouvoir byzantin, sont défait, ce qui plaça Iaudas en première ligne face à l’Empire. Il fit front, accueillant d’abord les survivants de l’insurrection de Byzacène, tels que Cutzinas (ou Cusina), puis résiste à l’avancée du général byzantin Solomon dans les Aurès lors d’une première campagne qui s’acheva par un échec complet des Byzantins.

En 536-537, loin de s’enfermer dans ses montagnes, il s’engagea, aux côtés de Stotzas, chef d’une importante mutinerie de l’armée romaine, et se réconcilia avec un de ses vieux rivaux, Ortaïas, qui commandait des tribus situées à l’ouest de l’Aurès. Cette période marqua l’apogée de sa puissance.

En 539, après une seconde campagne de Solomon au cœur de l’Aurès, cette fois décisive : il est traqué, et doit céder après une longue résistance, Iaudas perdit son trésor, ses femmes (ou ses concubines), et est blessé à la cuisse par une javeline, mais ne capitule pas, et choisi l’exil en Maurétanie, peut-être auprès de son vieil allié, Mastigas.

La grande révolte des tribus de Tripolitaine et de Byzacène, 5 ans plus tard, lui permit cependant de réussir un spectaculaire rétablissement. En 544, Solomon et ses troupes sont écrasées lors de la bataille de Sufétula par le chef berbère Antalas, le général byzantin est tué.

Campagne contre Jean Troglita

Il ressort en 546 pour de nouveau attaquer l’Empire à la tête d’une armée venue de Numidie, qu’il joint à la grande coalition d’insurgés dirigée par Antalas et les Laguatan, et participa avec eux, en 546, aux négociations avec un autre dissident byzantin, l’usurpateur Gontharis (Guntarith), puis à la guerre menée contre le nouveau général envoyé par Justinien, en remplacement de Solomon, Jean Troglita.

En été 546, Iaudas est toutefois vaincu par le général byzantin Jean Troglita, ce qui mit fin à cette brillante période. il ne fut pas cette fois contraint à la fuite, mais il dut accepter la tutelle des Byzantins. En effet, Iaudas ne réapparaît dans les textes que en 548, pour fournir des hommes à l’appel de Jean Troglita, et suivre leur armée lorsqu’elle eut à combattre une nouvelle attaque des tribus de Tripolitaine. Corippe le présente comme le « famulatus » Iaudas, le seul qui, dans les descriptions des auxiliaires maures dans la Johannide apparaisse comme un allié malgré lui.

Royaume des Aurès

Si Pierre Morizot estime que Iauras n’était que le chef de l’Aurès oriental, Yves Modéran pense quant à lui qu’il dominait tout le massif aurasien actuel, et même une bonne partie de ses marges : Procope lui attribue en effet explicitement le pays situé à l’ouest de l’Aurasion, vaste et prospère et il signale qu’en 539, il contrôlait la région de Timgad; et Corippe indique qu’en 546 des Maures de l’Arzugis (actuelle Badès) le suivaient. Les limites de son “royaume” demeurèrent cependant toujours instables, d’abord par suite de sa rivalité avec d’autres chefs également insurgés contre les Vandales au début du vie siècle, et plus tard à cause de ses guerres répétées avec les Byzantins. Grâce à Procope encore, nous connaissons assez bien ses démêlés avec son voisin Ortaïas, allié des Byzantins ainsi qu’un certain Masuna, dont Iaudas aurait assassiné le père, Mephanias.

Pour Yves Modéran, ce « royaume des Aurès » a été fondé par Masties « probablement le premier chef de l’Aurès indépendant après l’insurrection du massif contre les Vandales, située vers 484 par Procope ».

Iaudas aurait succédé à Masties et établi son pouvoir plusieurs années avant l’arrivée des Byzantins. Pour Christian Courtois, ce royaume de l’Aurès a persisté jusqu’aux premières années du viiie siècle, avec Kahina, et Koceïla.

Source : Wikipedia

Ptolémée

Ptolémée de Maurétanie (latin : Ptolemaeus, grec : Πτολεμαῖος, berbère: Ptulimayus), né vers l’an 13/9 av. J-C, règne de 23 jusqu’à sa mort en 40, sur la Maurétanie. Ptolémée est le dernier membre de la dynastie massyle des rois numides (actuelle Algérie) et par sa mère Cléopâtre Séléné II de la dynastie des Ptolémées (originaires d’Égypte), et aussi le dernier roi de Césarée de Maurétanie (Cherchell) capitale de la Maurétanie césarienne.

À travers ses campagnes militaires, Ptolémée prouva sa capacité et sa fidélité en tant qu’allié et roi-client de Rome. Il est un monarque populaire auprès des berbères, et a voyagé dans tout l’Empire romain, y compris à Alexandrie en Égypte et à Ostiano en Italie

Famille

Ptolémée est le fils de Juba II (52 av. J.-C.–23 ap. J.-C.) et de Cléopâtre Séléné (unique fille de Cléopâtre VII et de Marc Antoine). Ptolémée possède donc un héritage à la fois berbère (par son père Juba II et son grand-père Juba Ier), grec (par sa mère la reine Cléopâtre Séléné) et, enfin, romain (car il est cousin germain de l’empereur romain Claude et cousin issu de germain de Néron et Caligula).

Ptolémée est probablement né à Caesarea, capitale du Royaume de Maurétanie (actuelle Cherchell, Algérie) dans l’Empire romain. Il a été nommé en l’honneur des ancêtres de sa mère, en particulier de la dynastie ptolémaïque. Il a également été nommé en l’honneur de la mémoire de Cléopâtre VII.

Ptolémée et sa sœur Drusilla reçoivent une éducation romaine. En l’an 19, son père le nomme co-monarque. Quatre ans plus tard, Juba II meurt et Ptolémée monte sur le trône.

Règne

Durant son règne, et son co-règne avec Juba II, Ptolémée, comme son père, apparaît être un protecteur des arts, du savoir, de la littérature, et du sport. En Grèce, des statues ont été érigées dans un gymnase en l’honneur de Juba II, et Ptolémée, et une statue a été érigée en référence à ses goûts pour la littérature. Ptolémée à lui-même dédicacé ces statues à Acropolis. Les Athéniens ont honoré Ptolémée et sa famille avec plusieurs inscriptions, ce qui montre le respect de ceux-ci envers les monarques clients de Rome, et leur famille.

En 17, les tribus berbères locales Gétules et Garamantes, menées par Tacfarinas, se révoltent contre la domination du royaume de Maurétanie et de Rome. La guerre ravage l’Afrique du Nord antique : les forces berbères comptaient d’anciens esclaves domestiques de Ptolémée. Malgré ses campagnes militaires, Ptolémée ne parvint pas à venir au bout de la révolte. Il demande l’appui du gouverneur romain d’Afrique, Publius Cornelius Dolabella et de ses légions pour l’assister. Les Gétules et Garamantes sont finalement vaincus en 24. La victoire de Ptolémée et des Romains fut coûteuse : les deux camps ont souffert de très lourdes pertes en infanterie et cavalerie. Pour cette victoire, le Sénat romain accorde à Ptolémée un sceptre en ivoire et une tunique de triomphe, et le reconnaît comme roi, allié et ami.

Il épouse Julia Urania, dont la tradition fait soit une affranchie gréco-syrienne, soit une membre de la famille royale d’Émèse. Il en a vers 37–39 Drusilla, seul enfant qu’on lui connaît. Elle épousera Antoine Félix, procurateur de Judée, en 52.

Une inscription retrouvée en Maurétanie indique que Juba II ou Ptolémée ont créé un culte impérial en hommage à Hiempsal II, ancien roi de Numidie, et grand-père paternel de Juba II. Selon les inscriptions, Ptolémée peut avoir créé un culte maurétanien royal à sa personne, et à ses parents (voir mythologie berbère). Une inscription est consacrée à son génie, et une autre exprime des vœux pour sa bonne santé.

Mort

En 40, il est invité à Rome par l’empereur Caligula mais Ptolémée suscite la méfiance et la colère de ce dernier en portant un manteau de pourpre, couleur impériale, pendant un spectacle de gladiateurs : il est assassiné alors qu’il part pour Lugdunum et son royaume est annexé par Rome. La motivation de Caligula n’est pas claire. Les historiens anciens comme Suétone et Cassius Dion évoquent la jalousie de Caligula envers la richesse, ou bien la popularité de Ptolémée, mais d’autres motivations sont possibles, par exemple Ptolémée aurait pu être impliqué dans un complot fomenté par Gaetulicus. Peu avant son assassinat, Caligula avait envoyé à Ptolémée un homme avec un message indiquant : « Ne fais rien du tout, ni bien ni mal, au porteur ».

Après le meurtre de Ptolémée, un de ses esclaves domestiques, nommé Aedemon, indigné et loyal à son ancien maître, a voulu le venger, et a initié contre Rome la révolte de Maurétanie. Cette nouvelle révolte berbère fut aussi violente que celles des Gétules et Garamantes auparavant, les rebelles étant des combattants aguerris. Les généraux romains Cnaeus Hosidius Geta, et Caius Suetonius Paulinus ont dû être appelés pour mettre fin à la révolte. La Maurétanie a ensuite été divisée en deux provinces, Tingitane, et Césaréenne

Gélase Ier

Gélase Ier, né en Afrique du Nord, d’origine berbère, mort à Rome le 21 novembre 496, est le 49e pape de l’Église catholique.

Son pontificat dure à peine quatre ans, de 492 à l’année de sa mort, mais sa contribution aux rapports entre Église et État et au concept même de papauté est décisive. Il est considéré comme saint par l’Église catholique qui le fête le 21 novembre.

Biographie

Gélase n’est connu que par quelques passages du Liber Pontificalis et de Denys le Petit. Selon le Liber Pontificalis, Gélase était originaire d’Afrique (Gelasius, natione Afer). Son origine de kabylie est certaine de par sa filiation et le lieu de sa naissance.

Il possède une très forte personnalité qu’il met au service de Félix III dont il est le principal collaborateur et dont il rédige les lettres. La succession du défunt pape ne pose d’ailleurs aucun problème puisque Gélase Ier est élu le 1er mars 492 — c’est-à-dire le jour même du décès de son prédécesseur.

Si sa biographie est peu connue, les traités et nombreuses lettres qu’il a laissés permettent d’appréhender une partie de son action politique et pastorale1.

Évêque de Rome

Depuis 476, la péninsule italienne est dominée par les « Barbares » d’Odoacre. Le patriarche Acace de Constantinople (472-489) se considère dès lors comme le « premier des évêques pour l’Église de l’empereur chrétien ». L’empereur Zénon soutient Acace, qui avait rédigé l’Hénoticon, un formulaire ne faisant pas état de la controverse sur la nature ou les deux natures de Jésus afin de répondre aux vœux du parti chalcédonien modéré et des monophysites, mais finalement personne n’est satisfait et les partis s’excommunient réciproquement. La rupture va durer trente-cinq ans.

À la suite de Félix III, Gélase défend vigoureusement la primauté de Rome contre le schisme d’Acace et poursuit la politique d’indépendance de l’Église romaine, entamée par son prédécesseur, en particulier vis-à-vis de la cour de Byzance et du nouvel empereur Anastase Ier toujours favorable au monophysisme. C’est dans le cadre de ces querelles théologico-politiques qu’on lui doit des traités théologiques, dont le livre des deux natures en Jésus-Christ, contre Eutychès et Nestorius. Gélase lutte également avec acharnement contre le pélagianisme, qui relève provisoirement la tête.

C’est durant son pontificat, qu’à partir de 493, l’arien Théodoric, à la tête des Ostrogoths, prend le pouvoir en Italie. Anastase espère que Théodoric va pouvoir amener Gélase à composer avec l’Orient, mais ce dernier demeure d’une inflexible intransigeance3, étant certain des « privilèges du siège de Pierre »1. Il fait parvenir à l’empereur, en 494, une lettre, où il formule avec clarté le principe qui selon lui doit inspirer les relations entre la papauté et l’empire :

« Je vous prie Votre Piété de ne pas juger arrogance ce qui est devoir envers la vérité divine. J’espère qu’il ne sera pas dit d’un empereur romain qu’il n’a pas souffert qu’on lui rappelât la vérité. Il y a deux principes, Empereur Auguste, par qui ce monde est régi au premier chef : l’autorité sacrée des pontifes et la puissance royale, et des deux, c’est la charge des prêtres qui est la plus lourde, car devant le tribunal de Dieu ils rendront compte même pour les rois des hommes. Vous savez en effet, Fils très clément, que, bien que vous régniez sur le genre humain, vous courbez avec dévotion la tête devant ceux qui président aux choses divines, et que vous attendez d’eux les moyens de votre salut. »

Autonomie du spirituel

Le pape Gélase réaffirme ainsi avec vigueur la doctrine traditionnelle de l’autonomie de la juridiction ecclésiastique vis-à-vis du pouvoir politique, affirmant la supériorité du spirituel sur le temporel3 : l’empereur n’est qu’un fils de l’Église, comme tout chrétien, et non pas un prêtre. Si les empereurs peuvent apporter le soutien de leur autorité temporelle aux évêques, ils devraient rester soumis à ces derniers dans toutes les matières de foi, chacun des deux ordres demeurant ainsi compétent en son domaine propre.

À Rome, où la liturgie chrétienne s’empare peu à peu des rues de l’Urbs, les processions pontificales se rendent successivement dans chacune des églises titulaires où l’évêque de Rome célèbre les offices pour marquer l’unité de la communauté, entouré du clergé et des fidèles3. Gélase supprime la dernière fête païenne qui subsiste encore, celle des Lupercales, et lui substitue sans doute la fête chrétienne de la Chandeleur. Dans son diocèse suburbicaire, il s’attache à la résolution des problèmes disciplinaires et veille au comportement et au recrutement des clercs3. Il fait dresser un polyptyque qui relève les rentes des propriétés de l’Église dont, avec l’argent des donateurs, il répartit les revenus en quatre quarts, entre l’évêque de Rome, les clercs, les nécessiteux et un fonds pour la construction et l’entretien des bâtiments du culte3.

Dans le traité Tomus de anathematis uinculo, il réaffirme avec force le primat romain, affirmant que c’est le successeur de Pierre qui lie et délie1. Néanmoins l’autorité de l’évêque de Rome n’est pas toujours comprise, et ses directions et instructions peuvent susciter l’étonnement chez ses pairs, à l’instar de l’évêque Honorius de Salone.

On lui attribue faussement un Sacramentaire gélasien (Liber sacramentorum Romanae ecclesiae), une compilation du vie siècle qui institue les rituels des sacrements et les usages liturgiques de l’Église de Rome1. On lui a également attribué un texte de la même époque, De libris recipiendis et non recipiendis, désormais connu sous le nom de Décret pseudo-gélasien, listant les textes reçus par Rome et les apocryphes1, dans lequel certains contemporains ont pu voir un ancêtre de l’Index librorum prohibitorum5. Il s’agit en fait d’une compilation faite en Gaule méridionale à partir de matériaux d’origine romaine, notamment les actes du synode romain de 382 tenu sous le pontificat de Damase.

Postérité

Gélase meurt le 21 novembre 496. Même si les positions fermes qu’il soutient dans la défense de la primauté du siège romain avaient déjà trouvé précédemment des défenseurs comme Ambroise de Milan ou Léon le Grand, c’est Gélase que le Moyen Âge retiendra et dans ses textes que Grégoire VII puisera les arguments en faveur d’une théocratie pontificale qu’il appelle de ses vœux. Considéré comme saint par l’Église catholique romaine, qui le fête le jour anniversaire de sa mort, c’est un des trois papes africains de l’Église catholique, ce qui signifie dans le vocabulaire de l’époque qu’il était originaire du Nord de l’Afrique.

Source : Wikipedia

Miltiade

Saint Miltiade ou Melchiade, (en grec : Μελχιάδης ὁ Ἀφρικανός ; Melchiade l’Africain) né en Afrique, et d’origine berbère, est le 32e pape de l’Église catholique. Il est évêque de Rome du 2 juillet 311 à sa mort le 10 janvier 314 (ou le 11 janvier).

Selon le Liber Pontificalis, Miltiade était originaire d’Afrique (Miltiades, natione Afer), et d’origine berbère.

Accession au Pontificat

L’élection de Miltiade marque la fin de la vacance du siège pontifical qui dure depuis le décès du pape Eusèbe, le 17 août 310. Certains font débuter cette période dès 309, date à laquelle l’empereur Maxence exile Eusèbe en Sicile. La date de début de pontificat est imprécise : selon le Catalogus Liberianus son règne aurait duré 3 ans, 6 mois et 8 jours, depuis le 6e jour avant les nones de juillet, sous le consulat de Maximen ce qui situerait l’élection de Miltiade en 310, au lieu de 311, alors qu’Eusèbe était encore en vie.

Historiquement, Miltiade est le premier pape à bénéficier des faveurs d’un empereur romain : Maxence lève les mesures répressives contre les chrétiens et autorise son élection en 311.

Miltiade fait déplacer les restes de son prédécesseur, Eusèbe, de Sicile à Rome pour l’enterrer dans une crypte de la catacombe de Saint-Calixte.

Pontificat

Après l’élimination de Maxence par Constantin Ier, en octobre 312, la mère de ce dernier, Hélène, lui offre le palais du Latran qui faisait partie des possessions impériales. Ce palais devient la résidence pontificale et le siège de la gouvernance chrétienne. Miltiade y organise le concile régional du Latran, en l’an 313, pour trancher sur l’élection de l’évêque de Carthage, contestée par les donatistes.

Au début de l’an 313, Constantin et l’empereur romain Licinius promulguent l’édit de Milan au titre duquel ils accordent la liberté de culte aux chrétiens ainsi qu’aux adeptes des autres religions et restaurent les biens de l’Église.

Décès

Plus tard, en 313, Miltiade préside le synode du Latran à Rome ; Caecilianus de Carthage est acquitté tandis que Donatus Magnus est condamné en tant que schismatique (voir Donatisme). Il est, par la suite, invité au concile d’Arles mais meurt avant sa tenue.

Il est enterré à un emplacement demeuré indéterminé, dans la catacombe de Saint-Calixte sur la voie Appienne à Rome. Ses reliques sont transférées dans la basilique San Silvestro in Capite à Rome.

Héritage

La notion de légat apostolique (représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique) remonte au concile d’Arles.

Le Liber Pontificalis détaille, à partir du ve siècle, l’introduction par Miltiade, de plusieurs coutumes dont le jeûne le jeudi ou le dimanche, bien que certaines études ultérieures la situent avant Miltiade.

Au xiiie siècle, la fête de saint Melchiade est introduite, avec la qualification erronée de «martyr», dans le calendrier romain pour être célébrée le 10 décembre. En 1969, il est retiré de ce calendrier de célébrations liturgiques obligatoires et sa fête est déplacée au jour de sa mort le 10 janvier, avec son nom donné sous la forme de Miltiade et sans l’indication «martyr».

Selon le Martyrologe romain, le pape Miltiade est reconnu comme un saint :

« 10 janvier : A Rome, dans le cimetière de Calliste sur la voie Appienne, Saint Miltiade, pape de l’Afrique, a connu la paix faite par l’empereur Constantin et l’Église, bien que fortement contesté par les donatistes, sagement il s’efforçait à la réconciliation. »

Source : Wikipedia.